État des lieux du marché résidentiel en 2025 : des signaux de reprise
Le Conseil Supérieur du Notariat a présenté le 8 décembre 2025 son bilan annuel du marché immobilier français, révélant une reprise des volumes de transactions et une stabilisation, voire une légère hausse, des prix.
À fin septembre 2025, le nombre de transactions de logements anciens atteint 921 000 sur 12 mois, soit une progression de près de 11 % par rapport à l’année 2024. Cette dynamique s’accompagne d’une hausse annuelle de l’indice des prix des appartements anciens de +1,3 % et d’une évolution plus modérée pour les maisons anciennes (+0,2 %), traduisant un retour à la stabilité après une période de baisse marquée entre 2021 et 2024.
Les projections pour la fin de l’année et janvier 2026 anticipent une poursuite de cette tendance, avec des évolutions annuelles proches de +2 % pour les appartements et de l’ordre de +1 % pour les maisons.
L’analyse par grandes agglomérations révèle des disparités persistantes, s’agissant aussi bien des appartements que des maisons individuelles. Si certaines villes comme Bordeaux, Nantes ou Lyon enregistrent encore des baisses de prix sur un an, d’autres, telles que Dijon, Toulon ou Marseille, affichent des hausses modérées.
Sur le long terme, la progression des prix demeure significative, aucune grande ville n’ayant connu de baisse sur dix ans, et certaines agglomérations affichant des hausses supérieures à 30 %.
Le pouvoir d’achat immobilier, après une forte érosion entre 2021 et 2023, connaît une amélioration en 2025, portée par la baisse des taux de crédit et la progression du revenu disponible moyen.
Enfin, la performance énergétique des logements continue d’influencer significativement les prix. En 2024, les maisons anciennes de classe G se sont vendues en moyenne 25 % moins cher que celles de classe D, contre 12 % pour les appartements. À l’inverse, les biens les mieux classés (A ou B) bénéficient de plus-values notables, jusqu’à +16 % pour les appartements de classe A. Cette prime ou décote liée à l’étiquette énergie s’est accentuée depuis 2021, renforçant l’importance de la performance énergétique dans la valorisation des biens immobiliers.
À noter que cet optimisme doit rester mesuré compte tenu des incertitudes politiques, économiques et géopolitiques persistantes, lesquelles continuent de fragiliser les perspectives du marché immobilier et font obstacle à un redémarrage net.

